Première réunion Florimatinales de la Shaner

Pour sa rentrée, la société des horticulteurs amateurs de Nantes et région propose réinscription de ses adhérents, échange de plantes, bibliothèque, sa tribune avec brèves de l’association, vie et agenda, conseils et chronique horticoles, diaporama relatif à la découverte du dahlia, par André Guéry.

À la tribune avec vie de la société et chronique horticole, seront annoncées les prochaines rencontres prévues et dévoilée notre nouvelle identité visuelle. Inscriptions pour les visites de jardins et autres sorties. Renouvellement des adhésions avec remise du programme de la saison à venir.


Exposition de dahlias pompons, cactus, décoratifs

La société des horticulteurs amateurs de Nantes (Shaner) exposera plusieurs dahlias de variétés pompons, cactus ou décoratifs. À l’issue de la réunion mensuelle, agrémentée par un diaporama sur la découverte du dahlia, animé par André Guéry, les membres présents voteront pour le plus beau dahlia.

Conférence.

Passionné de nature et défenseur des arbres remarquables, André Guéry, ancien administrateur de la société nantaise du dahlia, va nous entraîner à la découverte du dahlia, petit soleil du Mexique, fleur des peintres, qui fait le bonheur du jardinier avec ses différentes variétés multicolores.


À la découverte du dahlia,

par André Guéry

À la découverte du dahlia, par André Guéry
« Si la rose est la reine des fleurs, alors le dahlia est son prince charmant ».
Le dahlia , plante tubéreuse de la famille des Astéracées, appelé chichipatli ou bien acocotli dans son pays d’origine, le Mexique, pousse dans les régions chaudes et était vénéré par les Aztèques, ses feuilles et ses tubercules nourrissaient les animaux.
Il en existe plus de 40 000 variétés hybrides, avec des fleurs aux formes et dimensions variées et de toutes les couleurs, sauf le bleu, ce qui lui confèrent des qualités ornementales indéniables.
Parmi ses nombreuses variétés, l’on distingue : à fleur simple, d’anémone, cactus, pivoine, collerette, girafe, balle, botanique, décorative, pompon, ou encore naine.
Plante de plein soleil, ses différents modes de culture sont : rhizome, division des souches, boutures ordinaires ou à talon, greffe en incrustation, puis plantation et tuteurage ; il est conseillé de pincer et ébourgeonner pour obtenir de plus belles fleurs.
C’est une plante idéale en bordure, massif, haie, potager, isolé, rocaille ou en pots, pour les variétés naines, qui demande en entretien du fumier et surtout de l’eau par temps chaud.
Les principaux producteurs français sont les Etablissement Turc à Angers, puis Baumaux à Nancy, des variétés odorantes comme Conora, ou bien grimpantes, enchantent les amateurs.
Parmi les lieux recommandés à visiter en France : le jardin des dahlias à Flamanville, qui abrite la plus importante collection française, et Coutances, au festival annuel.
Nantes compte une collection de dahlias particulièrement décorative en été, au parc de Procé.
Notre intervenant André Guéry, a élevé le plus haut Dahlia Arborea du Monde, inscrit en 1991 au « Guinness book », avec une hauteur record de 8m23 ! ».
Cette fleur qui nous offre un large choix et qui satisfait tous les goûts mérite bien toute notre attention.




Deuxième réunion Florimatinales de la Shaner

Dimanche 11 novembre 2018, 9h15 à 12h

La société des horticulteurs amateurs de Nantes et région propose : réinscription de ses adhérents, échange de plantes, bibliothèque, sa tribune avec brèves de l’association, vie et agenda, conseils et chronique horticoles, diaporama sur le désert de Sonora.

Exposition de cucurbitacées

La société des horticulteurs amateurs de Nantes exposera plusieurs variétés et espèces de cucurbitacées : melonnette, muscade de Provence, potimarron, pâtisson, bleu de Hongrie sur un stand animé par Daniel Guérif. Des propositions de recettes culinaires variées seront à disposition des amateurs.

Les déserts du Sud-Ouest américain

Conférence
Valérie Bouchet et Jean-Marc Rauphie proposent une exploration au cœur de la section Arizona Uplands. À travers le portrait du saguaro, plante mythique du désert de Sonora, le public découvrira un aperçu de l’écosystème désertique foisonnant et de la riche culture des indiens Tohono O’odham.
Dimanche 11 novembre, 10h30, Hôtel de l’horticulture, 7, quai Henri-Barbusse, Nantes.


Compte-rendu de la conférence du 11 novembre 2018

LES DESERTS DU SUD-OUEST AMERICAIN : LE DESERT DE SONORA,

par Jean-Marc RAUPHIE et Valérie BOUCHET

Après la Californie et le Parc National de Joshua Tree, cette nouvelle présentation nous a menés dans la région de Tucson, au cœur du désert de Sonora.

Nous sommes ici dans la section Arizona Uplands de cet immense désert, dominée par le cactus géant Carnegiea gigantea (Engelm.) Brit & Rose, le saguaro. Dans ce désert chaud, les facteurs de milieux drastiques notamment la pauvreté des sols très drainants exigent de la faune et de la flore de nombreuses adaptations.

Le Parc National de Saguaro situé de part et d’autre de la ville de Tucson, à l’ouest à l’est, donne une idée de la richesse biologique de cette région. On y dénombre 36 espèces de reptiles, 30 espèces de mammifères et 107 espèces d’oiseaux. Quant aux plantes, 1200 espèces ont été recensées, avec une communauté végétale dominante, « Saguaro-Palo verde » ou « forêt de saguaros ».

 

Omniprésent dans les westerns, au point que l’on en place en carton-pâte lorsqu’ils ne poussent pas sur le lieu du tournage, le saguaro (prononcer sa-wha-ro), incarne le grand ouest sauvage.

VIE ET MORT D’UN SAGUARO

La vie d’un saguaro commence par l’une des 2 000 graines que renferme chaque fruit. De nombreux animaux se nourrissent de ces fruits : chauves-souris, oiseaux, rongeurs, tortues, coyotes, assurant ainsi la dispersion des graines, via leurs déjections.
Pour grandir dans les meilleures conditions, le saguaro a besoin d’une plante-nurse souvent un palo verde ou un mesquite, qui va lui fournir ombrage, nutriments et protection contre les herbivores,
La croissance est très lente : à 10 ans un saguaro mesure environ 8 cm ; vers 35-40 ans, 180 cm. Le 1er bras apparaît entre 50 et 70 ans (statistiques du Parc National)
Vers l’âge de 35 ans, ce cactus produit ses premières fleurs, en général à l’apex de la tige ou des bras. Il fleurira ensuite chaque année, vers avril-mai.
Ces fleurs à l’odeur de pastèque ont une courte durée de vie. Elles s’épanouissent la nuit et fanent à l’arrivée des heures chaudes, le jour suivant. Riches en nectar et en pollen, elles attirent divers pollinisateurs. La nuit, elles sont visitées les chauves-souris et les papillons nocturnes. Le matin, les oiseaux et les insectes prennent le relais.
Les fruits arrivent à maturité 4 à 5 semaines après la floraison, convoités par de nombreux animaux. Le cycle recommence…

 

Le saguaro ne fournit pas que le couvert, il fournit également le gîte. Cela commence par les pics, qui chaque année, creusent un nouveau nid dans une tige de saguaro. Ils attendent quelques mois avant de s’y installer, le temps que le saguaro produise un tissu cicatriciel ayant pour but de protéger les tissus internes des agressions extérieures.

On appelle ce cal « saguaro boot ». Il est si résistant qu’il mettra des années à se décomposer après la mort de la plante.

Le nid abandonné par les pics n’est pas perdu pour tout le monde. Pourront s’y installer oiseaux, serpents, rats, abeilles…

Pour survivre à la rigueur du milieu, le saguaro s’appuie sur de remarquables adaptations.

Il dispose d’un système racinaire superficiel très étendu qui capte rapidement la moindre eau de pluie. C’est un atout majeur, les averses d’été étant très brèves et l’eau ruisselant sur le sol sans avoir le temps de pénétrer profondément. Un saguaro peut absorber jusqu’à 757 litres d’eau en une seule pluie d’été. L’eau représente jusquà 90 % de son poids.

Pour conserver l’eau stockée dans ses tissus, il dispose d’un épiderme épais, recouvert d’une épaisse cuticule. Ses côtes disposées comme les soufflets d’un accordéon, lui permettent de moduler ses variations de volume. De plus, comme ses épines, elles contribuent à l’ombrage de la plante.

Grâce à ses réserves en eau, un saguaro déraciné pourra survivre plus d’un an, tout en continuant à fleurir et à produire des fruits !

La plante n’en finira pas moins par mourir, vers 150-175 ans. Seules ses côtes ligneuses subsisteront.

LES PLANTES COMPAGNES

Pour compléter le portrait de cette « forêt de saguaros », citons quelques unes des plantes compagnes : le palo verde, le mesquite , l’incontournable ocotillo , de nombreux cactus (barrel cactus, oponces et chollas) , le yucca « soap tree » et le sotol . On trouve également des annuelles, dont les tapis colorés font la réputation du Sonora les années où les pluies d’hiver ont été généreuses.

ETHNOBOTANIQUE

La terre du saguaro est aussi celle des indiens Tohono O’odham (littéralement « hommes du désert »). Ces chasseurs-cueilleurs-agriculteurs étaient parfaitement adaptés à l’aridité de l’Arizona Uplands. Ils tiraient des plantes sauvages du désert plus des trois-quarts des ressources nécessaires à leur subsistance tout en veillant à maintenir l’équilibre de leur écosystème.

Le saguaro occupait une place prépondérante dans leur vie, tant sur le plan matériel que spirituel. La saison de fructification du cactus marquait le début de l’année des Tohono o’odham. Elle annonçait l’arrivée de la mousson d’été, essentielle pour tous les habitants du désert, hommes, plantes, animaux.

 

Chaque année, au début de l’été, les indiens s’installaient dans la forêt de saguaros, le temps de la récolte des fruits. Armées de longues gaules constituées de côtes de saguaro assemblées, les femmes gaulaient les fruits pour les faire tomber au sol.

La chair était récupérée, placée à cuire dans une grande jarre de terre. Le sirop obtenu était séparé de la pulpe, par filtration. Cette pulpe était ensuite séchée au soleil, puis battue pour en extraire les graines. De la pulpe, on confectionnait des galettes. Les graines étaient réduites en farine.

Chaque famille faisait don d’une partie du sirop pour la préparation du vin rituel qui accompagnait la fin de la récolte et les cérémonies de la pluie.

De nombreuses plantes accompagnaient le quotidien des Tohono O’odham, parmi lesquelles des plantes alimentaires de premier ordre (mesquite, cactus et agaves), des plantes médicinales (brittle bush, créosote) et diverses plantes fournissant des fibres pour la vannerie, (yucca et griffe du diable) ou des matériaux de construction (ocotillo, mesquite et côtes de saguaro).

A travers la riche culture des Tohono O’odham transparaît la sagesse dont faisaient preuve de nombreux groupes d’amérindiens dans la relation avec leur environnement, relation fondée sur le respect et le maintien des équilibres.


Exposition de cucurbitacées

Nantes Dimanche 11 novembre 2018
Lors de la dernière réunion mensuelle de la société des horticulteurs amateurs de Nantes et région, un stand particulièrement coloré a présenté une multitude de cucurbitacées. Cette famille végétale de plus de 800 espèces nous offre une incroyable diversité. Leur forme, couleur de peau, multiples usages. en font une des plantes les plus connues et les plus cultivées au monde. Pâtisson, potimarron, rouge d’Étampes, bleu de Hongrie, butternut, muscade de Provence, spaghetti, Jack be little, delicata. sont autant de variétés agréablement mises en valeur par Daniel Guérif, administrateur passionné. Des fiches explicatives détaillées sur leur emploi ainsi que de recettes savoureuses accompagnaient chaque spécimen exposé. Un coin de stand était réservé aux espèces décoratives, ornementales, comme les calebasses ; elles sont même déclinées en fèves !. Les explications précises fournies ont permis de satisfaire la demande des nombreux curieux admiratifs devant cette exposition très réussie.

 

 

 

 

Réunion Florimatinales de la Shaner

Dimanche 9 décembre 2018,  9h-  12.00 – Hôtel de l’horticulture, 7, quai Henri-Barbusse 44000 Nantes

La société des horticulteurs amateurs de Nantes et région propose sa bourse d’échange de plantes, bibliothèque, démonstration d’un bouquet de Noël en art floral, sa tribune avec brèves de l’association, assemblée générale avec bilans moraux et financiers, élections du tiers-sortant, vie et agenda.


Art floral

Danièlle Poma, animatrice de l’atelier art floral de la société des horticulteurs amateurs de Nantes et région, effectuera une démonstation de bouquets festifs pour la fin d’année. Sur le thème de Noël, différentes compositions seront réalisées sous nos yeux, avec astuces et conseils.

L’art des jardins en Vendée, par Olivier Rialland

Conférence
Olivier Rialland, docteur en géographie, chargé de cours, va nous conter l’histoire des jardins de Vendée, très riche, qui recouvre quatre siècles : jardins réguliers, mixtes, parcs paysagers, contemporrains de qualité ; ainsi que l’éclectisme des styles et des fonctions des jardins recensés.

Dimanche 9 décembre 2018, 10h30 – Hôtel de l’horticulture. 7, quai Henri-Barbusse 44000 Nantes

Compte-rendu de la conférence :

L’art des jardins en Vendée, par Olivier Rialland

La façon de faire vivre des heures durant l’histoire des jardins de Vendée appartient à Olivier Rialland, féru d’histoire, il est intarissable. Docteur en géographie, il enseigne à Nantes et Angers, auteur d’une thèse sur « les parcs et jardins dans l’Ouest de la France » en 2002, et exploitant agricole en cucurbitacées au Girouard en Vendée. Il nous livre sa passion, à partir du livre « la Vendée des jardins » publié fin 2017, dont il est un des co-auteurs.

Très richement illustré, cet ouvrage collectif rassemble des contributions de spécialistes variés des jardins – historiens, sociologues, paysagistes, architectes, géographes, botanistes – tout en associant les témoignages de nombreux propriétaires privés et gestionnaires publics.

Le livre embrasse, au gré de quatre grands chapitres, une grande diversité de problématiques et offre un éclairage actuel tant sur les jardins anciens que contemporains, tant sur les jardins privés que publics. Les jardins réguliers, de la Renaissance au XVIIIe siècle, sont investis dans leur diversité avant que l’irrégularité dans l’art des jardins ne soit mise en lumière, autour du XIXe siècle. Un panorama de l’éclectisme des styles et des fonctions des jardins, à partir du XXe siècle, précède une dernière partie, sorte de galerie de portraits de jardins et de jardiniers, qui permet de se figurer le dynamisme de la création paysagiste contemporaine dans le département.

Olivier Rialland nous a analysé notamment l’évolution des jardins en Vendée, de la Révolution à nos jours, leur conception, leur représentation symbolique. « En Vendée, dès 1830, le style paysager a connu un succès phénoménal. Châtelains, médecins, notaires, chefs d’entreprise succombent à la mode avec un petit parc ou un grand jardin ». Dès lors, les jardins sont pensés dans leur globalité, « c’est l’oeuvre d’une vie, d’un propriétaire inspiré ». Diverses propriétés, aux styles variés, où l’arbre est mis en scène, nous sont présentées, telles le château d’Asson, le parc de la Salière, Oulmes… Un inventaire des jardins vendéens, réalisé en 2006, avait permis de recenser plus 300 jardins sous forme de fiches, un travail de fourmi produit par des groupes d’étudiants. La Vendée des Jardins est née sous l’impulsion d’Alain Durante, président de l’Association des parcs et jardins de Vendée, l’APJV qui a souhaité publier en direction du grand public plus qu’un inventaire, un véritable éclairage historique, confié au Centre vendéen de recherches historiques de Vendée.

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